Porter les services cloud managés de SAP dans les datacenters de clients et le support associé via Red Hat OpenShift, c’est l’objectif de ce partenariat.
Le fournisseur de technologies open source Red Hat, sa maison mère IBM et SAP se sont associés autour d’une initiative conjointe d’informatique hybride. Chris Wright, CTO de Red Hat, a précisé dans un billet de blog les grandes lignes de ce partenariat étendu.
Il « vise à porter les services gérés de SAP sur site (on-premise) en validant les déploiements privés de SAP Cloud Platform et des services de support associés sur Red Hat OpenShift », la plateforme Red Hat d’orchestration de conteneurs basée sur Kubernetes, a expliqué le responsable. L’utilisation des technologies de conteneurs et de Kubernetes étant « un élément clé des services SAP cloud-native qui s’exécutent sur site. »
Comment cela fonctionne ?
Conteneurs et virtualisation
« L’intégration du projet open source Gardener de SAP et les nouvelles fonctionnalités de Red Hat OpenShift Virtualization […] facilitent des déploiements on-premise, fluides et évolutifs. Grâce à OpenShift Virtualization, les clients peuvent héberger les services gérés par SAP sur une infrastructure virtuelle dédiée et plus sûre », selon ses promoteurs. Les clients peuvent aussi utiliser OpenShift pour la gestion des identités, a ajouté le CTO.
Pour les équipes opérationnelles, les services managés deviennent des workloads OpenShift supplémentaires qui peuvent être gérés avec les outils Kubernetes existants.
En outre, pour la conteneurisation de SAP Cloud Platform via le projet Gardener et les futurs déploiements sur site, « OpenShift virtualization agit comme un plugin qui permet d’activer l’infrastructure virtuelle et la prise en charge de services au-delà des environnements de cloud public, dans le propre datacenter d’un client. »
La solution est actuellement en test chez certains grands comptes. Dans ce cadre, SAP prévoit d’adapter son offre SAP Cloud Platform pour qu’elle puisse fonctionner chez tous les clients qui s’appuieront sur les ressources de leur datacenter.
Ensemble, enfin, Red Hat, IBM et SAP ambitionnent de piloter à l’avenir une approche conjointe de la gestion de clusters Kubernetes hyperscales.

Source : Silicon.fr